Médiumnité

Médiumnité et bas-astral

Avant de commencer une série d’articles sur les gros caps de transformation et l’accompagnement, voici un titre qui m’est venu à l’esprit ce matin au réveil.

Il y a quelques années, jamais je n’aurais pu écrire sur ce thème parce qu’il faisait encore remonter en moi un grand sentiment d’angoisse. Je ne voulais pas m’y confronter parce que je n’étais pas encore prête pour le faire. J’avais besoin que le temps fasse son oeuvre et qu’il cautérise les plaies.

Comme j’ai pu vous le dire dans plusieurs articles précédents, la médiumnité prend plusieurs formes et avant de prendre celle qui sera la bonne, elle commence par la phase la plus primaire et la plus abrupte, celle de l’ouverture d’une porte où l’on parle aux défunts. Du moins, c’est comme cela que l’on nous décrit la médiumnité de base et c’est aussi comme cela que je l’ai vécue au tout début.

Enfant, je percevais des présences et certains contacts qui me faisaient peur. Quand la porte s’est refermée, ce fut un soulagement. Elle s’est ré-ouverte des années plus tard sous une forme un peu plus évoluée où je croyais être reliée à quelque chose de bon et de pur. Je n’avais aucune mauvaise intention en moi et cela allait de soi que je ne comptais pas toucher quelque chose de négatif. Le seul souci, et je ne le savais pas, c’est que j’étais seule là-dedans, entourée de soi-disant amis plus ou moins mystiques et ésotériques. Tout le monde y allait de son interprétation et de son soi-disant ressenti et don surnaturel sur ce que je touchais. Il n’y avait personne autour de moi qui avait vraiment les pieds sur Terre. Chacun y allait de sa petite expérience et se sentait investi d’une quelconque mission d’âme.

Entourée de tout cet écosystème que l’on retrouve encore de nos jours et qui se démultiplie, je me sentais bien, comprise et admirée. Je croyais que j’étais au bon endroit, avec les bonnes personnes et dans la bonne direction. Sauf que….

Sauf que l’on m’a montré que je me trompais complètement et que je n’avais rien à faire là-dedans. On m’a très vite fait comprendre que la médiumnité, ce n’est pas le monde des bisounours, que l’on n’ouvre pas des portes sans y avoir été autorisée et qu’il était temps que je comprenne que ça pouvait devenir très dangereux.

J’ai donc découvert qu’au-delà des lumières, de la sensation de plénitude, du merveilleux, de l’évidence même, se mettre en contact avec les défunts ouvre aussi une porte sur des âmes qui ne sont pas toujours bien intentionnées. Elles se présentent comme quelque chose de sympa au début et ça peut même durer longtemps, tout le temps qu’il faut pour que vous rentriez dans une relation de confiance avec elles et en vous-même aussi. Elles vous disent de belles choses, vous transmettent des messages élogieux, vibrants et spirituels et vous vous gargarisez l’ego (à ce moment-là je ne savais pas ce que c’était) en croyant détenir la parole divine. On vous regarde avec admiration, on boit vos paroles et on vous aime. D’un seul coup, vous existez et vous êtes reconnue.

Seulement, tout çà n’est qu’une grande illusion si vous n’avez pas fait un sérieux travail sur vous-même et réparé votre histoire. A ce moment-là, j’étais le parfait petit agneau qui croyait aux anges, aux farfadets, au ciel… Et surtout, j’avais envie d’être utile, que l’on m’aime et que l’on me regarde. Bref… la proie idéale, en parfait manque de reconnaissance de soi.

Le bas-astral, c’est un peu comme si vous vous promeniez dans certains quartiers en passant devant des terrasses de café où l’on vous attire en vous disant que vous êtes mignonne et gentille. Et une fois que vous tombez dans le panneau devant le joli minois du jeune homme, il vous tient ensuite dans ses filets pour vous manipuler et faire de vous ce que bon lui semble du moment où ça lui rapporte.

Dans la vie réelle, c’est déjà compliqué de s’en sortir mais dans l’invisible c’est encore plus difficile et ce n’est pas n’importe quelle personne qui vous tire de là.

Quand j’ai rencontré cette personne qui était un monsieur qui travaillait sans faire de pub et qui ne se glorifiait de rien, il m’a expliqué ce qui se passait.

En fonction de la noirceur de l’âme, de ce que cette personne était avant ou de son envie de se remettre dans la vie et de ne pas accepter d’être partie, celle-ci vient se greffer sur un de vos organes ou sur plusieurs. Vous allez ainsi être parasité(e) par quelque chose qui ne vous appartient pas et qui va soigneusement vous pomper une énergie phénoménale et venir empoisonner votre vie. Vous allez déclencher des symptômes, voire des maladies graves au point d’y laisser votre vie.

Il y a aussi les âmes qui s’incorporent en vous à un moment où vous faites une séance de spiritisme ou à n’importe quel moment où vous allez jouer à l’apprenti-sorcier. Ce peut être lors d’un tirage de tarot, de l’utilisation  d’un pendule, d’une transe quelconque. A ce moment-là, vous ouvrez une porte et cette âme s’engouffre parce que vous lui ouvrez une brèche et que  vous êtes fragile. Cela se produit d’autant plus si votre sensitivité ou votre médiumnité ne sont pas travaillées et orientées dans la bonne direction. Souvent, les personnes sensibles s’arrêtent à la manifestation grégaire de leur talent et ne vont pas plus loin car elles trouvent déjà dans celle-ci ce sentiment de reconnaissance dont elles ont besoin. C’est là où vous devenez une proie facile. Quand je vois depuis quelques années toutes ces tireuses de cartes et celles qui parlent avec les anges et vous font des soins à distance, je m’inquiète sérieusement, surtout pour ceux et celles qu’elles fascinent.

Une âme mal intentionnée est comme une personne mal intentionnée. Elle vous repère vite à cause de vos faiblesses et peut vous manipuler comme elle le veut en vous faisant croire que vous êtes extraordinaire. Elle s’alimente de vos vides, de vos manques, de votre besoin de reconnaissance et vous affaiblit encore plus, au point de vous sentir mal ou à moitié dingue, d’être malade et parfois d’en mourir. Cela prend des années et ça ne se voit pas tout de suite. Mais quand vous tombez, vous tombez. Aux dernières nouvelles, un parasite n’amène rien de bon dans un organisme.

J’ai vécu la deuxième situation et je dis toujours que je ne la souhaite à personne même à mon pire ennemi. J’ai vécu cette descente aux enfers avec cette impression de ne plus être complètement moi, d’être partagée en deux. D’un côté j’avais envie de me jeter par la fenêtre et de l’autre, je m’en éloignais parce que je savais que jamais je n’aurais pu faire cela. J’ai vécu une expérience douloureuse tellement tout mon corps était dans la panique la plus totale. La seule chance que j’ai eue, c’est cet homme que j’avais rencontré une ou deux fois auparavant et qui m’a tirée de là.

Quand l’élève est prêt, il rencontre le Maître.

C’est lui qui m’a expliqué certaines choses. Toutes ces choses que mon entourage ne connaissait pas ou ne voulait pas entendre par peur de perdre un soi-disant don qui, bien souvent n’existait pas mais où beaucoup de personnes attiraient à elles et sur les autres des tas de choses négatives.

C’est lui qui m’a parlé la première fois de ma médiumnité alors que moi-même je n’en savais rien. Il m’a aussi dit que je trouverais ma protection, plus tard. Et que pour l’instant, je devais laisser tout çà tranquille, que ça reviendrait en temps et en heure, autrement.

C’est avec lui que j’ai compris que je ne naviguais pas avec les bonnes personnes et que la vie s’incarnait sur Terre et dans la matière, non pas dans un monde éthéré et invisible.

Il a fait avec moi ce que je fais maintenant avec les autres. Il m’a guidée et il m’a passée certaines instructions. Lui et d’autres aussi.

A travers cette expérience, on m’a montré que l’on ne joue pas avec l’invisible, que l’on n’improvise pas et qu’il faut être très prudente. On m’a montré que l’on ne touche pas à tout et n’importe quoi, que l’on n’ouvre pas des portes qui doivent rester fermées notamment quand ce ne sont pas les portes qui vous sont destinées.

On m’a montré la peur, une peur viscérale qui vous glace le sang quand elle vous tombe dessus et que vous ne savez pas vers qui ou vers quoi vous retourner. D’ailleurs, quand j’entends des femmes me dire qu’elles n’ont pas peur, cela m’alerte tout de suite. Je leur réponds qu’elles devraient avoir peur de certaines choses parce que la peur est un signal d’alerte qui est plutôt sain à ce niveau-là. Souvent, comme elles ne veulent pas entendre, elles ne reviennent plus me voir et je n’ose pas imaginer ce qui va se passer ensuite. D’autant plus que dans ce qu’elles me décrivent de ce qu’elles vivent, ce n’est déjà pas très réjouissant. Cela ne m’ennuie pas qu’elles partent. Elles vont de médium en médium pour s’arrêter sur celui ou celle qui les conforte dans ce qu’elles ne veulent pas remettre en question. Tout comme les gens qui changent de thérapeute parce que, soi-disant, ça ne leur convient pas ou plus ou autres excuses pour éviter de se confronter à ce qui les dérange.

Je sais que les personnes qui vont rester sont celles qui ont vraiment quelque chose à transformer et ont besoin d’une aide extérieure pour le faire. Comme je l’ai fait moi-même.

Voilà. Il était important que je vous en parle, de ce bas-astral. Parce que, c’est comme dans la vie. Il n’y a pas que des gens sympathiques autour de nous. De l’autre côté, c’est la même chose. C’est un peu comme si c’était le même monde sauf que vous ne le voyez pas. Et si vous ne travaillez pas sur vous-même, si vous ne faites pas la paix avec votre histoire, si vous n’allez pas visiter vos zones d’ombre et que vous êtes en fuite permanente, alors vous prenez des risques. Tout ce qui vous arrive dans la vie réelle peut aussi vous arriver de l’autre côté. Ils ne sont pas meilleurs qu’ailleurs. Il faut arrêter de croire que la mort peut transformer une âme en quelque chose de gentil si ça n’a jamais été le cas quand elle était incarnée sur Terre. Cette croyance-là, c’est celle du monde des Bisounours.

Et travailler sur soi, c’est faire un véritable parcours de transformation accompagné par une tierce personne. Ce sujet-là, je vais l’aborder dans les prochains articles.

Je vous souhaite une belle journée,