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Je ne fais pas du développement personnel

Je me rends compte aujourd’hui que ce que je transmets n’a rien à voir avec du développement personnel. C’est plus profond, encore plus incarné qu’une mode de bien-être ou de valorisation de soi.

Cela concerne un Tout. Ce n’est pas « Moi, juste Moi et les autres, je m’en fiche », c’est « Moi, maintenant, dans la perspective de faire partie d’un monde auquel je contribue en conscience et avec respect ».

Avec le temps, j’ai observé la capacité de destruction de l’être humain. Ce que nous voyons à l’extérieur à l’échelle de la planète, n’est que le reflet de sa propre destruction intérieure. Il parle de respect, d’amour, de bienveillance mais ne sait pas ce que ça veut dire profondément en lui. Il se dit qu’il doit se remettre en question ou il le fait croire. Mais très peu le font vraiment et regardent comment ils fonctionnent pour modifier certains mécanismes et réflexes de comportement.

Le développement personnel les attire. On y parle confiance en soi, estime de soi, communication non violente sauf que… je vois en face de moi des personnes qui viennent me dire que leur conjoint les enquiquine, qu’elles veulent tout contrôler au millimètre près et qui ne sont jamais satisfaites de qui elles sont.

Elles veulent bien se pencher un peu sur le problème mais juste rester en surface pour ne pas trop écorcher le vernis, de peur qu’un monstre surgisse des profondeurs et ne les avale toutes crues.

En faisant comme cela, elles continuent à accentuer un vide intérieur tel que ça devient un gouffre impossible à combler et que tout ce qui se profile au-dehors est bon pour l’alimenter. Ce vide et cette non connaissance de soi entraînent une souffrance sans nom qui se répercute sur tout : leurs relations, leur vision du monde, leur façon d’être et de faire, le travail, le quotidien et le bon sens qu’elles finissent par perdre totalement. A partir de là, la destruction se met en place. Elles fonctionnent à l’envers, s’entretiennent entre elles, alimentent de la violence qui implose dans le corps à travers des maladies graves ou auto-immunes et qui explose autour d’elle au point que le monde en fait les frais au sens propre comme au sens figuré.

Ce que je sais, c’est que, même si elles gravitent autour de moi, elles entendent sans entendre, elles sont attirées tout en ayant peur et elles restent, telles des satellites, à me tourner autour. Je le sais et je le sens. Pourtant je ne fais rien parce que c’est à elles de passer à l’action et d’aller vérifier qu’il n’y a aucun monstre à l’intérieur. Il n’y a qu’un être en souffrance de ne pas être considéré, vu et entendu dans toute sa dimension et malheureux de végéter dans un coin. Cet Être, il n’y a qu’elles qui peuvent en prendre soin et personne d’autre. Mais bien souvent, elles préfèrent s’occuper des autres plutôt que de commencer par elles-mêmes.

Je ne fais pas de développement personnel, du moins, je n’en fais plus. Parce que nous n’en sommes plus là.

Quand on regarde ce que l’humain a fait du monde, nous avons dépassé depuis longtemps le niveau de la confiance en soi et du respect. Nous ne sommes plus dans le brossage de poils mais dans une profonde remise en question existentielle. Et elle passe par chacun de nous.

On ne nous demande plus si nous avons peur. On ne nous demande plus de nous poser 50000 questions avant de passer à l’acte. On ne nous laisse plus le temps de savoir ceci ou cela. C’est maintenant qu’il va falloir bouger et revoir totalement ce qui se passe en nous pour en être au point de laisser faire, de laisser dire, de détruire, d’abîmer, de manipuler, de mentir, de voler, de blesser, de tuer et de nous diriger vers une extinction complète.

Nous sommes toutes et tous responsables de ce que nous sommes et de ce que nous véhiculons autour de nous que ce soit dans nos pensées ou dans nos actions. Nous pouvons toutes et tous changer cela sans avoir peur d’y perdre quelque chose mais plutôt en étant confiants d’y gagner en qualité de vie intérieure et extérieure. Nous avons une responsabilité envers nous-mêmes, les autres et cette planète que nous devons reconstruire en nous et nourrir constamment avec justesse.

Pour cela, il est essentiel de se mettre en chemin et d’arrêter de se dire que demain est un autre jour. Et il n’y a aucune peur à avoir bien au contraire.

Les gens parlent souvent de sortir de leur zone de confort parce que c’est à la mode. Nous n’en sommes plus au phénomène de mode. Et sortir de sa zone de confort, ce n’est pas juste bouger un petit truc sans conséquences, c’est vraiment revoir nos fondements sans craindre d’avoir honte de soi. Nous sommes tous concernés et il n’y a aucun jugement à porter sur soi ou sur l’autre. Ce qui nous est demandé, c’est d’agir dans le bon sens.

Voilà où se situe mon activité : dans la responsabilisation de soi et elle guide l’émergence de l’Être. C’est un chemin de profond respect et d’accueil sans jugement qui vise à ce que certaines personnes se relient au coeur de ce qu’elles sont vraiment et mettent en oeuvre leur capacité à construire. Ce chemin est presque de l’ordre du sacré et il est difficile à définir avec des mots.C’est une expérience à vivre en soi pour en découvrir toutes les retombées positives et toutes les ouvertures de vie. Une expérience génératrice de joie, de confiance et un ajustement intérieur qui va se répercuter sur l’extérieur harmonieusement.

Il n’y a aucun monstre en vous ni aucune ombre malsaine. Il y a juste une étincelle qui vous est propre et qui ne demande qu’à briller de tous ses feux.

Belle journée à vous

Soure photo : canva.com