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Carpe Diem

Voilà un mois que je suis en Charente-Maritime. Je ne vais pas me mêler aux touristes sur les routes ni à la cohue des plages. Je savoure le silence et la paix. Je n’ai besoin de rien d’autre pour revenir à l’essentiel et à la simplicité.

Au coeur de ce séjour, mon activité se pose et décante. Je ne ressens plus aucune obligation de résultat que ce soit au niveau clientèle, contenu ou sur le plan financier. Je ressens plutôt une impérieuse nécessité à me laisser guider, comme avant le commencement de ma vie d’entrepreneure.

Parce qu’il n’y a jamais eu d’entreprise finalement. Il y a ce que j’ai toujours fait naturellement sans me prendre la tête. J’avais juste à laisser faire le coeur et à m’orienter en fonction de ma boussole interne.

Je n’ai plus envie d’expliquer ce que je fais parce que ça se passe de mots, cela se vit. Même pour la personne que j’accompagne. Tout comme un voyage ne se définit pas. Vous en vivez l’expérience, c’est tout.

Je n’ai plus envie ni besoin de rentrer dans un réseau. Parce que la vie est un réseau à elle toute seule et que j’ai juste à m’y relier.

Je regarde ce qui est important pour moi. En ce moment, je mets en place un programme d’accompagnement sur 3 mois : CARPE DIEM « Cueille le jour présent sans te soucier du lendemain ».

Un vrai programme sur le lâcher-prise tel que je le vis. Et je vais me laisser guider pour le contenu de ce programme. Je ne vais pas décider de faire ceci ou cela, je vais accueillir ce que l’on va me proposer pour les autres.

Je vais aussi m’occuper de ma maison pour qu’elle aussi, se pose dans la sérénité et arrête d’être fichue régulièrement en chantier par mon mari. Nous allons faire ce qu’il y a à faire et je vais lui apprendre à s’arrêter. Aussi. Il s’occupera autrement en-dehors de notre lieu de vie. Je me suis rendue compte que tout ce charivari ne m’aide pas et je n’ai pas envie de continuer à nourrir cela.

Je vais partir plus souvent. Seule. Parce que la vie de couple finit par déteindre sur l’un comme sur l’autre et me fait perdre de vue ma liberté d’être et de faire pour moi. Juste pour moi. J’ai besoin de cet air et d’en faire ce que je veux sans forcément me coller à quelqu’un d’autre. J’ai besoin de voyager par moi-même comme je le faisais avant sans me poser de questions. Cela fait partie de moi. Et cela n’empêche pas d’aimer, bien au contraire.

Finalement, la vie est bien plus simple qu’on le croit surtout lorsqu’on ne la contrôle plus. Elle vient vous remplir, vous chahuter aussi, vous vider à nouveau pour revenir vous nourrir autrement. Moins vous maitrisez et plus elle circule en vous. Voilà pourquoi il est important de repérer ses blocages et de les dissoudre.

Je vous souhaite donc la vie à laquelle vous aspirez et pour cela, de vous extraire de tout ce qui vous entrave.

Amicalement,